Avez déjà essayé de vous restreindre? Arrêter d’acheter des vêtements? de fumer? de manger certains aliments? Et ça sans y parvenir? Vous vous retrouvez bizarrement à faire ce que vous vous étiez promis de ne plus faire. 

Etes vous déjà passé d’un état où vous vous sentez mal et obsédé par la chose en question à celui de la culpabilité pour ne pas avoir réussi à arrêter ?

Peut être même que le titre de cet article vous a fait peur ! 

Mais n’ayez pas peur ! Cet article a pour vocation de vous rendre tout le pouvoir que vous avez sur votre vie, accroitre votre amour pour vous et vous permettre de mettre en place un plan d’action pour réellement prendre soin de vous! 

La restriction est « l’action de limiter, de réduire le nombre, l’importance de quelque chose ». 

Quel rapport avec l’amour? Eh bien la restriction est un acte que chacun de nous faisons dans un soucis de conservation. On a tous différentes limites plus ou moins importantes. Plus on apprend à s’en poser consciemment avec amour et plus on accroit notre capacité à prendre soin de : notre bien être, notre santé, notre avenir !

C’est un concept généralement mal perçu (surtout dans le domaine du développement personnel). Il y a cette idée que plus on se restreint et plus on a de chance de céder (et de façon exagérer) à la chose pour laquelle on se restreint. 

Comme si la frustration amenait une contrebalance négative dans la vie de celui qui la ressent.

Comme si la restriction entrainait de facto la réaction inverse: un trop plein de ce qu’on veut limiter. Parfois c’est presque érigé comme une de règle absolue. 

Je suis en total désaccord avec cette vision. D’ailleurs, je sais que la restriction peut être un merveilleux acte d’amour envers soi

Je vous explique. 

En soit la restriction est neutre. Ni bonne, ni mauvaise. C’est l’approche qu’on en a qui va déterminer notre vision et l’application qu’on en fait. 

Ici je vous propose une approche qui va vous servir comme un outil vous permettant de veiller sur vous avec bienveillance mais sans complaisance. 

Développer votre capacité à vous restreindre est l’une des plus belles choses que vous pouvez faire pour vous même. 

Par envie de prendre soin de vous, vous devenez votre maitre et votre disciple pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Peu importe quels sont ils : santé physique, finance, santé mentale, relations…

Pour ça, vous n’avez pas besoin de vous détester, pas besoin de vous punir « suffisamment » pour ne pas faire la chose, pas besoin de vous rabaisser en vous disant que vous êtes incapable de quoi que ce soit car c’est faux. 

C’est, je pense, de cette approche que se méfie beaucoup de personnes et qui a desservi le concept. Une approche qui fait sens car elle s’inscrit à une époque, au sein d’une société, où la punition et l’autoflagellation sont valorisés et entretenus depuis le plus jeune âge (cf. article sur la bienveillance envers soi).

Pourtant, vous n’avez pas besoin de le faire en vous détestant d’avoir envie de céder ou en n’ayant une peur bleu de ressentir du désir pour ce que vous ne voulez plus dans votre vie.

En fait il y a deux façons de se restreindre : se restreindre par amour, par envie de prendre soin de soi et se restreindre par honte, haine ou mépris de soi. 

Les deux façons de se restreindre 

On se restreint tous dans différents domaines. Je vous rappelle la restriction est « l’action de limiter, de réduire le nombre, l’importance de quelque chose ».

Qu’on se limite dans la quantité qu’on mange pour ne pas se faire du mal (même si ça équivaut à 10 paquets d’Oreo), qu’on limite dans le nombre de série Netflix qu’on regarde, qu’on limite le nombre de cigarettes qu’on fume ou de verre qu’on boit on le fait toujours. 

Remarquez que dans ces cas là on le fait aussi pour prendre soin de nous. On évite de dépasser la limite qui nous fera trop de mal.

La limite est différente d’une personne à l’autre. Elle est déterminée par différent critère qu’on a mis plus ou moins consciemment en place.

Mais on peut déterminer cette limite très consciemment et se donner une limite claire en fonction de ce qu’on veut plus. 

Il s’agit souvent de faire abstraction des plaisirs instantanés et se concentrer sur un bien être durable.

N’oublions pas que vouloir ressentir des plaisirs est très humain. Le cerveau est toujours à la recherche de plaisir instantané et fuis les souffrances de toute sorte.

Certains réduisent mais avec un sentiment qu’ils n’y arriveront pas de toute façon. Ils partent défaitiste mais essayent quand même.

Si on a pour croyance que la restriction amène forcément une réaction contraire proportionnelle de laisser aller, quel résultat va t’on obtenir? 

Petit modèle de Brooke imaginé

Circonstances : je restreins ma nourriture, mes boissons ou la cigarette

Pensées : la restriction amène toujours une réaction inverse 

Emotions : impuissance ou démotivation ou crainte

Actions: je cède (sachant que le cerveau évite la souffrance et cherche des plaisirs instantané il va vouloir faire ce qu’il sait faire si bien et provoque un plaisir instantané : manger pour certain, boire ou fumer pour d’autres)

Résultat : je n’ai pas tenu ma restriction, je continue à trop manger, fumer, boire …

C’est possible de se restreindre avec une telle croyance mais seulement en faisant appel à sa volonté ! La volonté est toujours nécessaire lorsqu’on fait une action MALGRE nos émotions et  non grâce à elles. 

C’est une merveilleuse chose qu’elle existe, qu’on puisse faire appel à elle mais elle n’est pas une ressource illimité. Elle est comme un muscle plus on l’utilise plus elle se muscle mais si on le fait trop elle s’épuise. La volonté nous coûte énormément d’énergie. 

En parallèle, les pensées qu’on a à propos de la restriction vont avoir des conséquences sur la vision qu’on peut avoir de nous même. De notre capacité à faire les chose et du pouvoir qu’on a sur notre vie.

Lorsqu’on se dit que la restriction est plus forte que nous et qu’elle amène la réaction inverse sans qu’on puisse faire quoi que ce soit, on se donne une vision de nous même démunis et impuissant. Comme si nous ne pouvions pas contrôler nos propres actes.

Ce qui est en soit complètement faux. Vous avez le contrôle de vos pensées, vos pensées créent vos émotions et vos émotions sont les moteurs de vos actions. Aucune circonstance ne peut penser à notre place ! Nous sommes les seules et uniques personnes à pouvoir le faire pour nous !

Lorsqu’on croit qu’on a aucun pouvoir, aucune volonté, qu’on ne peut pas se discipliner ou se restreindre, on devient impuissant et sans volonté face à notre vie. Et par là je veux dire qu’on se crée un sentiment d’impuissance !

Par nos propres pensées, on s’enlève absolument toute notre capacité à contrôler les résultats qu’on obtient dans notre vie.

D’autres personnes essayent de se restreindre avec une détestation ou un mépris de soi. 

On se déteste de fumer, de boire, de vouloir passer du temps avec une certaine personne ou encore de trop manger. On repousse tout désir qu’on a pour la chose. On s’en veut de vouloir la chose en question. Et on se punit. On cède et on se déteste et se méprise pour ça. Un cercle vicieux. 

On se dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez nous et pour se remonter le moral: on boit, on mange trop, on fume… Tout ce qui peut faire lever nos hormones du plaisir.

Dès que l’on fait quelque chose malgré nos émotions, on fait appel à notre volonté. 

Dans notre cas, on fait alors appel à une gigantesque quantité de volonté. Et je vous le redis: la volonté s’épuise lorsqu’on fait trop appel à elle et on s’épuise avec elle ! 

Vous imaginez être polué par toutes ces pensées de mépris et détestation et malgré ça vous restreindre dans une chose qui apporte à votre cerveau un plaisir immédiat. Un plaisir qui compense… Un plaisir facile ! C’est tout ce que veut votre cerveau…

La volonté est une chose formidable, elle va nous être nécessaire mais ce qui va vraiment faire la différence c’est la bienveillance que vous aurez envers vous dans ce processus: n’oubliez pas vous êtes humain et le plan d’action que vous allez mettre en place ! 

Plan d’action pour réussir à se restreindre dans l’amour et la bienveillance. 

Votre cerveau a été créé pour vouloir trop de choses : trop de sucres, trop de gras, de séries, de sommeil… Tout ce qui peut amener du plaisir. Tout ce qui peut entrainer un shoot d’hormones agréables est recherché par le cerveau. Il recherche toujours les plaisirs instantanés et fuis tout ce qui peut causer des émotions désagréables. 

Si vous cédez à toute vos envies et désirs, vous allez avoir une vie qui ne correspond pas à ce que je vous voulez réellement mais plus à une succession de plaisir instantané. Le cerveau ne veut pas construire vos rêves, atteindre vos objectifs, il veut que survivre. Plus il a des plaisirs instantanés et plus il a illusion que vous êtes en sécurité.

Vous avez deux parties dans votre cerveau celle qui veut prendre des décisions basé sur vos envies pour des gratifications instantanées et l’autre. Si la plupart de vos décisions sont basées sur la première vous serez naturellement menés au surpoids, l’alcoolisme et toute sorte de chose que vous ne voudrez pas pour vous. 

Vous vous demandez peut être quelle est la solution si ce n’est faire appel à sa volonté ?

Manager votre cerveau ! Pour créer des schéma de pensées et de comportements qui auront l’exact effet inverse. Rester pleinement engager vis à vis de votre « pourquoi », apprendre à vivre pleinement vos émotions négatives, rechercher un bien être durable. Voilà ce que je vous propose et développe ici.  

Pourquoi je me restreints? Rester focus sur ce qu’on veut

La première étape est assez importante : soyez clair avec vous même en ce qui concerne vos motivations.  

La raison de la restriction est alors in fine par amour pour vous : vous choisissez d’arrêter de manger du sucre parce que vous voulez prendre soin. Non PAR HAINE de vous parce que vous considérez que vous êtes immonde et qu’il faut que vous maigrissiez. 

Il y a une vrai différence là.

Listez vos raisons et soyez sûre que vous le faite pour prendre soin de vous et non pas vous punir. Vous arrêtez de fumer, par exemple, parce que vous ne voulez plus être aussi essoufflé après quelques marches.

Je dis par amour pour vous mais ça ne veut pas dire que la raison est purement noble : vous pouvez simplement avoir envie de rentrer de nouveau dans vos vêtements.

Gardez ces raisons à l’esprit, plus votre cerveau sera focus sur les raisons positives de votre arrêt moins il se sera sur ce que vous ne voulez pas faire. 

Personnellement j’ai récemment fait un jeune d’une vingtaine de jours accompagné d’un arrêt total du sucre et du gluten. J’ai listé toutes les raisons qui me poussaient à le faire. J’ai aussi listé les repas que j’allais prendre (en mettant des choses saines que j’aimais). 

N’oubliez pas, vous devrez prendre cette même décision plusieurs fois: devant un cup cake, une personne qui fume, une personne qui mange…

C’est une étape très importante car c’est celle qui va déterminer si vous allez abandonner ou pas. Créez vous une raison irrésistible et rappelez vous en encore et encore. 

Vous voulez être un exemple, vous voulez expérimenter pleinement votre vie, vous voulez pouvoir monter des marches sans être essoufflé… 

Dites vous que QUOI QU’IL ARRIVE vous le ferez ! N’espérez pas, mettez en place un état d’esprit qui prévienne toutes tentatives d’abandonner. 

Prendre conscience que ça ne va pas être facile : apprendre à vivre ses émotions négatives (LA PARTIE LA PLUS IMPORTANTE DU GAME)

Le processus de restriction n’est pas un processus facile parce qu’il fait -comme toutes les choses qui sont en dehors de votre confort- ressortir des émotions inconfortables, désagréables.

Désir, envie, culpabilisation, frustration, voilà quelques unes des émotions auxquelles vous allez être confrontées durant ce processus. 

Plus vous y résistez, plus elles grandissent. Vos émotions sont des signaux envoyées par votre cerveau suite à une pensée que vous avez eu. SI vous n’écoutez pas ce signal, il grandira de sorte à ce que vous ne puissiez plus l’ignorer. 

Une émotion n’est qu’une vibration dans votre corps. Elle nait d’une pensée qu’on créait nous même. Si vous êtes prêt à faire face à toutes vos émotions, qu’elles ne vous font plus peur vous gagnerez une force incroyable. 

On prend tellement l’habitude de bloquer nos émotions qu’on ne sait même plus ce qu’elles font, à quoi elles ressemblent dans notre corps. 

On connait juste la sensation d’y résister.

Soyons clair : lorsque je dis ne pas résister c’est ne pas y céder ou réagir non plus ! 

Ce que je vous propose c’est de les laisser venir. Toutes. Accueillir l’émotion, reconnaissez la, nommez la, laissez lui de l’espace dans votre corps sans la juger ou vous juger pour ça.

Ce n’est qu’une vibration essayez de la décrire précisément. Par écrit c’est assez efficace. Respirer à travers elle. Ne vous inquiétez pas aucune émotion ne dure éternellement, vous ne tomberez pas dans une abîme d’émotion négative. Possible par contre que ces émotions reviennent en vague. Vous procéderez à chaque fois de la même manière. 

Au début ça peut être une expérience très intense surtout que c’est une pratique dont la plupart d’entre nous à éviter toute sa vie. 

Faites le 10 min par jour seulement, augmenter ensuite progressivement pour enfin que ça devienne un réflexe

Vous pouvez vous restreindre tant que vous voulez, la pire chose qui vous arrivera est une émotion

Si vous êtes prêt à vivre vos émotions – aussi désagréables soit elles – vous pourrez atteindre absolument tout ce que vous désirez atteindre.

C’est une compétence incroyable à développer. Être capable et prêt à ressentir toutes les émotions sans en avoir peur 

Je tiens à vous informer qu’il est très probable qu’arrêter une chose qui vous procure une sensation de bien être instantané et que vous faites/consommer/… régulièrement fera resurgir des pensées et émotions que vous essayiez de compenser par ailleurs

Et c’est une bonne chose. 

C’est aussi pour ça que le processus de restriction est génial: il vous permet de mettre en lumière des mal-êtres. Un fois mis en lumière vous savez sur quoi vous pouvez travailler pour vous créer un véritable bien être durable et ne plus avoir envie de fuir votre vie. 

N’oubliez jamais que toutes vos pensées sont optionnelles, moyennant effort vous pouvez changer chacune d’entres elles.

Si vous souhaitez réellement approfondir cet aspect, je vous concocte des articles dans les semaines qui suivent qui vous donneront les clefs pour ne plus avoir peur de vos émotions et les gérer : restez connectés!

 Garder à l’esprit qu’on est libre 

Il est aussi important de se faire des shoots de rappel concernant notre liberté: il y a rien qu’il faille que vous fassiez. Rien que vous devez faire! Chacune des choses que vous faites, même si vous pensez le contraire est fait par choix. Vous avez choisi de les faire. 

Soit parce que vous en avez envie soit parce que vous ne voulez pas subir les conséquences si vous faites autrement. Vous payez vos impôts parce que vous ne voulez pas subir un redressement fiscal. En soit vous pouvez ne pas les payer (et nombreux sont les exemples de personnes qui le font pas) mais choisissez de vous en acquitter. 

Vous n’êtes pas obligé de vous occuper de vos enfants, vous choisissez de le faire (certainement parce que vous les aimez). 

Pour la restriction c’est la même chose. Vous n’êtes pas obligés d’arrêter de vous droguer, de boire, de fumer, de manger des sucreries ! Tout est une question de choix : ici aussi le « pourquoi vous le faites » est important.

Se méfier de ses pensées déculpabilisante, ses excuses et ses justifications !

Là très important : vous allez avoir plein de pensée de justification, de déculpabilisation du type: « oh mais aujourd’hui exceptionnellement je peux » ou « on est vendredi je peux faire un écart » ou « mais aujourd’hui c’était si difficile, il s’est passé telle ou telle chose ». 

Je les appelle les pensées abandon.

C’est plutôt normal si ça vous arrive. A chaque fois que vous sortez de votre zone de confort vous êtes confrontés à des pensées antagonistes essayant de vous maintenir en vie comme vous l’étiez jusqu’à lors. 

Ne croyez pas toutes vos pensées, vous êtes en train de changer, votre cerveau ne comprend pas pourquoi et vous renvoie plein de pensées pour confirmer votre ancien système de pensée c’est normal. 

Vous avez pensés certaines choses si longtemps que ces pensées sont devenues automatiques.

Préparez vous à ça, c’est temporaire je vous rassure et ce n’est encore une fois que des  pensées qui créent des émotions, vous n’êtes pas obligé de répondre à toutes celles qui arrivent. 

Vivez votre désir de céder, il est normal mais vous n’êtes pas obliger d’y réagir.

Qu’est ce que le désir provoque dans votre corps (je suis mdr en écrivant ça)? Quel sensation au niveau de votre ventre ? Votre coeur ? Comment vous le ressentez ?

Aucune émotion ne dure éternellement. Vous les faites vivre seulement avec vos pensées.

Hack du cerveau

Vous pouvez enfin hacker votre propre cerveau. Il veut une récompense instantanée ?

Donnez lui !

A chaque fois que vous aurez une envie, après avoir vécu pleinement l’émotion, vous pouvez mettre dans un pot transparent une bille. Plus vous le remplirait, plus votre cerveau sera content (un hack qui vient de Brooke Castillo).

Vous pouvez aussi tracker les jours durant lesquelles vous tenez: beaucoup d’application existe pour faire ça. Ca envoie un shoot de plaisir à votre cerveau.

Au début du processus ça peut être d’une grande très grande aide! 

La restriction n’est pas le problème le manque d’amour envers soi l’est et si vous vous astreignez à la restriction par amour pour vous, vous comprendrez et aurez accès à tout votre pouvoir, spoiler : il est immense !

J’ai adoré écrire cet article et parler de ce sujet que je trouve passionnant. 

Si vous mettez en place le plan d’action et rencontrer des difficultés n’hésiter pas!

Ce processus marche à tous les coups mais certaines étapes peuvent être mal réalisées au début (surtout s’agissant des émotions) : donc n’hésitez pas, si vous avez du mal dans ce processus : laissez un commentaire j’y répondrai avec plaisir !

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