Si vous êtes sur ce blog, il a fort à parier que vous ayez la volonté d’évoluer, changer ou juste vous sentir mieux. Je ne peux pas vous dire quels sont les domaines sur lesquels vous souhaitez le plus vous investir, mais ce dont je suis sûre c’est que l’objet de cette évolution: c’est vous!

Vous devenez donc votre maître et votre disciple.

Même si cette démarche est très positive, on a tendance à ne pas commencer par le commencement: instaurer une relation saine entre vous et vous même. Cet article tend à donner les outils permettant d’apprendre sur soi dans une ambiance saine et confortable. S’agissant du travail de fond qu’il est important de fournir ici si on veut voir des résultats, établir une telle relation avec soi c’est s’assurer de ne pas lâcher la rampe en cours de route.

On va donc analyser la relation qu’on a avec nous même, comment cette relation a pu naitre, quelles sont les idées fausses qu’on a à propos de cette relation et quelles conséquences elle peut avoir. On va aussi comprendre pourquoi être bienveillant envers soi est beaucoup plus efficace que la critique intérieure négative souvent affichée comme étant de « la lucidité » voire même de l’honnêteté ou du réalisme. Et au delà de l’efficacité: pourquoi elle est plus perrene et constructive. On va donc finir en apothéose en apprenant quelles capacité nous avons besoin de travailler pour établir cette relation. 

I- Faire le point

Notre cerveau s’adapte quotidiennement à nos pensées. Il prend la forme de notre esprit. Il est comme un animal qu’on dresserait. Si on le dresse (pas forcément consciemment) à être dans l’auto-dénigrement, il deviendra très bon dans ce domaine. Tellement bon que presque systématiquement quand nous ferons face à une situation dans laquelle nous sommes amenés à nous juger, devinez ce qu’il fera?

Mais fort heureusement le cerveau est plastique: ses connexions neuronales et même l’épaisseur de certaines zone change en fonction de nous. Si nous changeons notre manière de nous juger, il changera. 

Mais avant toute chose, faire le point sur la manière dont il fonctionne aujourd’hui peut nous aider énormément. 

Je prend volontairement le prisme inverse à celui de la bienveillance: la malveillance envers soi. Mais ce processus fonctionne dans d’autre type de schéma: l’auto apitoiement par exemple (qui induit un bon nombre de pensée victimaire) même si je pense que je ferais d’autre article sur ces schémas de pensée très spécifiques. 

Être attentif et rester conscient de comment nous fonctionnant permet de monter la première marche vers le changement. Avant tout changement il faut faire le point sur ce que nous voulons changer, comprendre très précisément quel est notre manière de fonctionner et (surtout) quel impact ce fonctionnement a sur nous même et notre vie.

(psychiatre et psychothérapeute) nous vivons au sein d’une société qui valorise la punition comme quelque chose permettant d’atteindre des objectifs (d’éducation, de rentabilité…) Tout peut commencer au sein de  Dans ce cadre je préconise les exercices d’écrire type « flot de pensée ». Deverser tout ce que vous pensez, sans essayer de rendre ca beau, sans aucun filtre, juste vous à vous même. Après ça prenez quelques minutes pour faire le tri entre ce qui relève des circonstances : des faits purs et simples sans aucune appréciation et ce qui relève de vos pensées. Cette exercice peut être un peu difficile au debout parce qu’on a tendance à confrondre les faits et nos pensées tellement nos croyances sont encrées. Par exemple: je suis nul(le) après un échec n’est pas un fait, j’ai eu un score de 6/30 est un fait. Si tout ça vous semble très étranger je vous invite à lire un des articles « fondateurs » de ce blog: modèle de Brooke Castillo.

Plus cet exercice sera fait régulièrement, plus votre « diagnostique » sera précis. C’est un exercice qui permet de mieux se connaitre.

Attention: si vous avez tendance à l’auto dénigrement votre cerveau va naturellement se servir de cet exercice pour faire ce qu’il s’est si bien faire: vous dénigrer. Il est possible qu’à ce moment apparaisse des pensées du type « comment je peux penser ça » « pourquoi je me fais tout ce mal » « c’est importe quoi je suis folle/fou »… A ce moment il est bienheureux de prendre une grande inspiration est de se rappeler plusieurs chose: 1-vous n’êtes pas vos pensées 2- chaque être humain à la capacité de changer ses pensées 3- vous avez adoptez ses pensées à des moments de votre vie où c’était la meilleure chose à faire compte tenu des outils que vous aviez à votre disposition 4- ses pensées sont donc générés par votre cerveau dans l’unique but de vous protéger 5- vous vous accordez cet exercice pour vous permettre de mieux vous connaitre en toute sincérité et sans filtre  

La méditation est aussi un exercice qui est assez puissant. Je parle ici de méditation de pleine conscience. S’assoir avec soi et voir ce qu’il se passe dans sa tête comme dans son corps. Pas plus que ça. Elle permet de cultiver un esprit observateur. Et cet esprit est puissant, il renforcera la croyance « je ne suis pas mes pensées », parce que si vous pouvez observer vos pensées alors c’est qu’elles ne sont pas vous. Vous les générez, c’est votre production mais ce n’est pas vous. Vous pouvez remarquez alors vos automatismes, vos pensées agréables, désagréables sans même les distinguer juste voir qu’elles existent.

 

II- D’ou vient cette tendance à l’auto critique négative?

Je trouve intéressant de revenir l’histoire de quelques lignes sur d’où peut venir cette tendance assez massive dans notre société. 

En lisant le livre de Christophe André « imparfait libre et heureux », certaines choses ont fait échos.

 Je tenais les partager pour deux choses: 

– nous aider (et je m’inclus!) à comprendre que c’est un mécanisme qu’on a intégré sans le remettre en question jusqu’à ce qu’il devienne automatique. Nous responsable de cet automatisme dans le sens où nous l’avons intégré et nous sommes les seuls à pouvoir le changer mais nous ne sommes pas fautifs. Nous et certainement nos proches, n’avions aucunes mauvaises intentions.

– c’est un mécanisme parfaitement humain qui ne dit rien de qui nous sommes mais plus de ce que nous avons pu vivre

Selon Christophe André (psychiatre et psychothérapeute) nous vivons au sein d’une société qui valorise la punition comme quelque chose permettant d’atteindre des objectifs (d’éducation, de rentabilité…) Tout peut commencer au sein de 

  la famille lorsque la punition est utilisé comme moyen de nous éduquer. A ce moment là nous pouvons intégrer le fait que lorsque nous faisons quelque chose de mal (selon les valeurs défendus au sein de notre famille), la réponse naturelle est la punition: on nous gronde, on peut même parfois nous rabaisser (t’es nul comment tu as pu faire ça ? t’es vraiment idiot…). Si nous ne nous remettons pas en question et n’adoptons pas un autre système de pensée, notre cerveau se moule tout naturellement dans ce schéma. 

L’intention n’est pas ici de faire du mal mais de permettre à l’enfant de devenir ce que le parent souhaite (souvent pour le bien de l’enfant). L’enfant n’a pas fait sa chambre: on le punit soit en le grondant soit via une autre technique. Cela peut sembler être la seule manière d’éduquer. Ce n’est pas le cas, bien d’autre technique d’éducation existe mais nous reproduisons très souvent ce que nous avons vécu nous même.

Et cela continue dans l’enseignement, à l’aide des points donnés, encore une fois des réprimandes et peut être même le paradis des punitions. Ce que peut comprendre l’enfant encore une fois c’est « lorsque tu fais quelque chose que tu ne devrais pas faire (selon les valeurs véhiculés), tu reçois une punition jusqu’à agir parfaitement comme on le voudrait. Une fois adulte si l’enfant a très bien intégré ce mécanisme cela peut se traduire par de l’auto punition voire même de l’auto flagellation, des personnes qui se frappent (le point dans la porte par exemple) dans l’espoir de corriger un comportement ou des émotions qui n’apprécie pas ou les conséquences de nos comportements. Par exemple si on a eu un comportement et qu’on se sent exclue après avoir eu ce comportement alors on s’en veut et on peut commencer une sorte d’auto dénigrement, auto punition psychologique ou corporelle. 

Et pour continuer dans le temps, nos patrons adoptent très souvent ce type de schéma: tu fais les choses mal, tu es puni.

Aussi l’article de Christophe André « l’estime de soi » a mis en évidence une chose que je trouve tout à fait regrettable: pendant longtemps on a fait l’apologie de l’humilité. Je pensais que c’était même allé plus car il y a une sorte de confusion entre la modestie, l’humilité et le desamour de soi (même si lorsqu’on jette un oeiul  à la définition d’humilité:

l’humilité et le desamour de soi (même si lorsqu’on jette un oeiul  à la définition d’humilité: « Sentiment de sa propre insuffisance qui pousse à réprimer tout mouvement d’orgueil. » c’est compréhensif). 

Extrait de l’article : « Kant pouvait ainsi écrire : « L’amour de soi, sans être toujours coupable, est la source de tout mal ». Puis l’individu est devenu la valeur primordiale de nos sociétés, et avec lui son ego. Si Pascal pouvait écrire « Le moi est haïssable », quelques siècles plus tard, la formule était ironiquement complétée par Paul Valéry : « … mais il s’agit de celui des autres ». » 

Il y a donc en plus des personnes qui pensent que s’auto dénigrer est un bon moyen d’avancer, des personnes qui pensent qu’il y a là une forme de noblesse sans se rendre compte que c’est ce qui leur nuit beaucoup. 

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III- Quelles sont conséquences de l’auto-dénigrement, la malveillance envers soi  

Modèle de Brooke Castillo

ajouter du négatif au négatif,

 s’auto punir,

 s’auto saboter, 

se stopper en pleine action

Conséquence physique: 

IV- les bienfaits de la bienveillance

Je tiens à répéter ici que la bienveillance est à distinguer de l’auto-apitoiement, de l’égocentrisme et de complaisance avec soi même.

Le but d’instaurer une relation apaisée avec soi même n’est ni de se victimiser, c’est à dire penser que les circonstances vous veulent dû mal, ni de se donner des excuses pour ne pas faire ce qui nous tient à coeur. 

C’est SIMPLEMENT comprendre même quand (voire surtout) on est face à des difficultés, que nous sommes humains. La vie est faite de moments agréables et de moments désagréables et c’est ok. Ces moment ne disent rien sur l’être que nous sommes. Ils font partie de l’expérience humaine. 

MODELE DE BROOKE

Face à cette expérience on peut choisir d’être gentil(le) avec soi et compréhensif. Je peux vous garantir que la repecution d’un aussi si petit changement qu’il puisse paraitre peut literrallement changer votre vie. Comment? 

Durant toute notre vie nous faisons face à des choses qu’on ne maitrise pas – rien de plus normal personne ne nait avec le mode d’emploi de de tout ce à quoi nous allons être confronter-. A ce moment là, si on opte pour la gentillesse envers soi, on va apprendre et grandir beaucoup plus vite et surtout sereinement. Vous serez toute votre vie en votre compagnie, c’est une des seules choses dont vous pouvez être sûre. Vous préférez être accompagnés d’un valeureux être qui est gentil et vous soutient ou par le père fouettard? 

Et si votre but n’est pas de grandir, vous préférez avoir une vie sereine ou torturée? Cela dépend de vous! 

 

L’étude citée précédemment à d’ailleurs mis en évidence que les participants qui ont eu des pensées d’auto compassion

n « ont également présenté des réponses corporelles caractéristiques de l’apaisement : un rythme cardiaque plus lent, des contractions plus espacées, ainsi qu’une moiteur cutanée moins importante. Tout l’inverse de leurs homologues auxquels des consignes d’auto-flagellation avaient été assenées. »

Le docteur Anke Karl va même jusqu’à conclure qu »en inhibant notre réaction au danger, nous stimulons nos systèmes immunitaires et nous mettons toutes les chances de notre côté pour guérir ». Il espère d’ailleurs que cette méthode sera utilisée lors des traitements des troubles psychiatriques. 

 

V- Développer sa compétence d’auto-bienveillance

Passons maintenant à l’action. L’auto-bienveillance est une véritable compétence qu’on peut acquérir moyennant travail et persévérance. Pour cela on va faire quelques exercices!

1/ Ne plus nourrir son rat intérieur

2/la capacité à nous ouvrir à nos états d’âme sans jugement

3/la reconnaissance que nous partageons cette sensibilité et vulnérabilité avec tous les humains

4/ la capacité à être chaleureux et compréhensif envers soi-même dans les moments douloureux)

 Grandir et apprendre sereinement est accessible à tous. C’est encore une fois, qu’une question de pensée.  

https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/2167702618812438

https://www.maxisciences.com/psychologie/c-est-prouve-etre-bienveillant-envers-soi-meme-est-bon-pour-la-sante_art42717.html

https://www.sciencedaily.com/releases/2019/02/190206200344.htm

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