Ah le bonheur, cette chose merveilleuse que tout le monde convoite! On l’encense parfois on l’attend mais lorsqu’il tape à une autre porte… 

Oh je vous vois vous refermer et vous exclamer « Moi?! déranger par le bonheur des autres, mais jamais! ce n’est pas mon genre. » 

J’ai eu à coeur d’écrire cet article lorsque j’ai remarqué à quel point on pouvait avoir tendance à se servir des réussites des autres pour nous flageller et nous rabaisser. Nous autres, les humains.

Mais c’est un choix, un choix de pensée, même s’il n’y parait pas, on peut en faire un différent!

On peut aussi remarquer une chose très interessante. On nous a tellement appris à trouver ça mal, qu’immédiatement, après une once d’envie ou d’une quelconque émotion négative qui apparaitrait face au bonheur d’autrui, on peut avoir tendance à s’excuser intérieurement, se promettre d’oublier quelle horrible pensée nous a traversé la tête. Et nous voilà à faire comme si rien ne s’était passé.

Et en générale, personne n’en parle.

Eh bien mes très cher(e)s, point la peine!

Dans cet article on va décortiquer cette sensation désagréable qu’on peut ressentir lorsque qu’on est face au bonheur ou aux succès des autres, pour apprendre à mieux se connaitre, se comprendre et se dépasser.

On va faire un point sur une émotion en particulier : l’envie. L’envie est une émotion singulière qui apparait lorsqu’on convoite quelque chose que nous n’avons pas (contrairement à la jalousie qui, elle, peut apparaitre lorsqu’on pense qu’on va nous enlever quelque chose). Mais pourquoi fait on ça au juste? Si vous vous posez cette question, la fin de l’article va grandement vous éclairer.

On va comprendre qu’à terme, le bonheur des autres comme leur succès peut être reçu sincèrement et entièrement positivement (moyennant travail).

On va apprendre à adopter un système de pensées où nous sommes heureux et serein (ou d’ailleurs tout autre émotion que nous souhaitons) face au succès et bonheur des autres.

Comment repérer et comprendre les situations « déclenchantes »

Etape 1: Être bienveillant envers soi-même

On va faire une profonde plongée dans nos pensées.

Je vous demande, durant tout ce process, d’être extrêmement bienveillant avec vous même. Je ne le redirai jamais assez: ne sert point de se flageller. 

Les sempiternelles : qu’est ce qui ne va pas chez moi and co sont contre-productives et absolument pas nécessaire. Vous êtes humain, imparfait et c’est ok.

Il n’y a pas besoin de vous juger ou culpabiliser pour ce que vous pensez et/ou ressentez. Je dirai même avec certitude que ça peut grandement freiner tout travail que vous faites sur vous. D’ailleurs, vous n’êtes ni vos pensées, ni vos émotions. Vous êtes tellement plus que ça !

Ces pensées ne vous définissent pas et si vous n’êtes pas d’accord avec elles, notez le.

Lorsqu’on a pris l’habitude de se juger négativement, à l’étape d’introspection on a même tendance à se juger négativement à propos du fait qu’on se juge négativement. « Mais pourquoi je me fais ça? » « Je ne peux pas être simplement normal? ».

C’est pas grave mais soyez vigilant! Si vous remarquez que cette tendance est très encrée en vous, je vous invite à lire cet article, il pourra grandement vous aider!

Etape 2 Se servir de ses émotions boussoles

Repérer les situations concrètes dans lesquelles nous ressentons de l’inconfort va être indispensable. 

C’est pas agréable mais c’est hautement nécessaire!

On peut se servir de ses émotions à cette étape. Je pense que les émotions sont là pour nous indiquer quelque chose comme nos sensations physiques. 

Apprendre à les écouter permet de mieux se connaitre et mieux se comprendre.

Concernant le bonheur des autres, pour repérer précisément les situations qui vous mettent mal à l’aise, font remonter des émotions désagréables, on peut se demander les choses suivantes.

Est-ce que je ressens un inconfort: lorsqu’une personne a réussi un projet professionnel/ connait un succès grâce à un livre/ affiche son couple parfait/ ou encore affiche sa famille unie et solidaire?

Les réseaux sociaux sont de merveilleux outils pour ces repérages hihi.

Notez littéralement tout. Cette étape d’introspection est importante car elle va permettre de mieux comprendre vos pensées, vos aspirations et besoins non comblés.

Etape 3: Noter les pensées qui nous font du mal

Ceci étant dit, remarquons qu’on ne ressent pas tous la même chose devant les mêmes situations.

Je rappelle ici que toutes les circonstances sont neutres (si vous avez ratez l’épisode: cliquez ici). Donc c’est plutôt logique!

Quand Micheline ressent une sensation assez désagréable lorsque sa copine l’appelle pour lui dire qu’elle va sortir un formidable livre, ce n’est pas parce qu’en soit il est terrible de sortir des livres.

C’est pas non plus parce que Micheline ou sa copine sont des horribles personnes.

Non, c’est plutôt ce que Micheline se dit à propos du fait: « ma copine a écrit et sorti un livre » qui met Micheline dans l’inconfort.

Ce sont ses pensées par rapport aux circonstances qui font naitre ses émotions désagréables (certaines personnes ressentiront d’ailleurs des émotions agréables face à cette même circonstance, posez vous la question: quelles sont vos situations « micheline » à vous).

La chose interessante à se demander est : qu’est ce que Micheline peut bien penser de la sortie du livre de son amie? 

Vous comprenez mieux pourquoi être conscient de ses pensées est une étape importante! Ce sont elles la cause et ici c’est la cause qu’on traite par les symptômes!

Pour ça reprenez les notes que vous avez prises à l’étape 2. Votre job maintenant est de séparer les faits et les pensées que vous avez par rapport aux faits. Je vous conseille de faire un modèle de Brooke Castillo sur chaque situation déclenchante. Je vous remets le modèle pour rappel (si vous connaissez par ce modèle je vous conseille fortement de lire cet article pour mieux comprendre)

Par exemple :

  • Circonstance: j’ai vu une photo de Suzanne pour la sortie de son nouveau livre
  • Pensée: elle arrive à faire des choses alors que moi je n’y arrive pas
  • Emotion: démotivée
  • Action: je ne fais rien
  • Résultat: toujours pas de projet monté

Notez bien que l’émotion dépend de vous, face à la même pensée deux personnes ressentiront des choses différentes. Idem pour les pensées. Il est donc important de bien vous écouter et retranscrire l’émotion exacte (une liste d’émotion si besoin).

Si vous rassemblez l'ensemble des pensées qui vous mettent dans 
l'inconfort, vous avez l'ensemble des causes de votre inconfort.

Vos pensées sont générées par votre cerveau dans le but de vous protéger. Vous pouvez les remarquer et remarquer quels impacts ces pensées ont sur votre vie.

Un « je suis nulle de pas mettre en place mon propre projet » n’est pas une vérité mais un choix de pensée. Sachant que le résultat que vous obtiendrez confirmera toujours votre pensée de départ…

A partir de là, je vous invite à bien vider votre sac et faire autant de modèle qu’il y a de pensée.

Ce n’est pas une étape agréable mais rappelez vous que toutes vos pensées, même les plus encrées, sont optionnelles car elles peuvent être changées.

Le fait de les mettre sur papier, séparer vos pensées des circonstances et voir quel résultat vous obtenez va vous procurer un premier revirement « d’état d’esprit ».

Etape 4 : Mettre en place les pensées qui créeront le résultat qu’on souhaite

Ensuite, et c’est une de mes partie préféré, on remplit des modèles alternatifs. 

Cela consiste à laisser la circonstance de départ sur la première ligne et remplacer le reste des lignes en commençant par la dernière.

A cette étape on va se poser pas mal de question:

  • premièrement : quel résultat je veux ? (on commence par remplir la dernière ligne de notre modèle) 
  • deuxièmement : quels actions j’ai besoin de mettre en place pour atteindre ce résultat?
  • troisièmement : quelle émotion j’ai besoin de ressentir pour mettre ces actions en place?
  • quatrièmement : quelles pensées dois- avoir pour ressentir cette émotion?

Exemple concret:

  • Circonstance: j’ai vu une photo de Suzanne pour la sortie de son nouveau livre
  • Pensée: il est donc possible de faire aboutir un rêve
  • Emotion: rassurée
  • Action: je me remets à faire des actions pour mettre mon rêve en place ( on peut découper les actions en plusieurs plus petites pour plus de visibilité)
  • Résultat: l’objectif est atteint

Choisir les pensées créatrices est un exercice particulier. On doit à cette étape être extrêmement attentif à ses émotions. Nos pensées créent nos émotions. Parfois on opte pour un type de pensée sans même se demander quelle émotion cela crée chez nous.

Pour certaines personnes, la pensée « il est donc possible de faire aboutir un rêve » va déclencher de la réassurance. Pour d’autres, il est possible que cette pensée ne fonctionne pas (c-a-d créer l’émotion motrice) parce qu’elles vont, par exemple, immédiatement se mettre à penser « mais pourquoi je n’arrive pas à le faire alors? » et se sentir mal par exemple.

Ce qu’on veut c’est trouver une pensée qui déclenche l’émotion recherchée. Au moment où vous aurez trouvé la bonne pensée, vous le ressentirez. Vous sentirez l’émotion escomptée. 

Une fois trouvée, cette pensée va devoir être encrée pour devenir une croyance. 

Et là il est bon de savoir que notre cerveau aime la répétition! 

Plus on va penser la phrase, plus elle deviendra une croyance c’est à dire une pensée automatique.

L’autre pensée (« l’involontaire ») restera pendant ce processus une croyance. Vous arriverez même à un moment où vous croirez les deux pensées (la dissonance cognitive) parce que les connexions neuronales sont aussi fortes pour l’une que pour l’autre.

Il n’est pas possible de se débarrasser d’une croyance en un claquement de doigt. Lorsque vous la remarquerez, ne la rejettait pas. J’ai appris à mes dépens au début d ce processus qu’une pensée et donc qu’une émotion qu’on rejette ne fait que s’accroitre. 

Accepter sa présence sans y réagir est la meilleure solution. Se dire « ok tu es là, je t’ai vu, j’ai vu ton signal ». 

Ressentir l’émotion associée à cette pensée en l’observant: voir ce qu’elle nous fait (on a plus l’habitude de ressentir la résistance à l’émotion que l’émotion elle même). Ce n’est qu’une vibration dans le corps rien d’autre. Décrire précisément ce que fait l’émotion: palpitation ou ventre noué… Et enfin lui faire de l’espace et pleinement respirer dans l’émotion.

J’ai remarqué que, me concernant, lorsque je faisais ça, l’émotion associée à la pensée était de moins en moins forte comme si le cerveau réadapté son signal.

Ensuite, après avoir pleinement vécu l’émotion, si elle est passée, il est opportun de délibérément choisir la pensée qu’on installe. « je t’ai vu et compris mais je choisis de penser ça maintenant … ». Si elle revient en vague, recommencer le processus. Ce n’est qu’une vibration dans votre corps créée par votre pensée. Il n’y a rien de grave. 

A un certain stade, la pensée « non volontaire » sera de moins en moins présente, l’autre deviendra la seule automatique. 

Etape 5: Comprendre ce que cela révèle

Derrière nos motivations sont toujours cachés des besoins fondamentaux : les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance et d’amour, les besoins d’estime et le besoin d’accomplissement de soi. 

Ces besoins ont été dégagés par Maslow.

Il les a aussi hiérarchisé. Sa théorie de hiérarchie a été très critiquée et mal comprise. 

Certains avaient déduit qu’un besoin devait être rempli à 100% avant qu’on puisse passer au suivant. 

Ce n’est pas ce que défendait Maslow et ce n’est pas ce point de vue que je veux vous offrir ici. 

Les besoins peuvent être simplement pris pour ce qu’ils sont: nécessaire aux humains.

Lorsqu’on ressent de la jalousie, de l’envie ou un quelconque inconfort face au bonheur ou au succès des autres, on met le doigt sur un besoin qui n’est pas comblé.

Il est intéressant de remarquer quel besoin ne l’est pas pour pouvoir ensuite le remplir nous même.  

Et dans le cas de l’envie le besoin qui n’est pas comblé est celui de l’accomplissement de soi. Le bonheur. 

On a tendance à penser, et c’est assez normal on nous éduque dans cette optique, que si nous sommes heureux c’est du fait des circonstances. Les circonstances (l’argent, la beauté, la réussite sociale..) ont pour impact direct notre bonheur (et remarquons qu’inversement aussi). Mais ce qui échappe totalement à ce type de croyance, c’est qu’entre les circonstances et ce qu’on ressent (le bonheur) il y a nos pensées.

Ce sont toujours nos pensées par rapport aux circonstances qui créent notre bonheur ou à l’inverse notre insatisfaction.

Avec des croyances de « bonheur conditionnel » il est normal de penser que, par exemple, avoir une famille nous rendra heureux ou que devenir riche le fera… 

Mais si certaines personnes qui ont déjà ces choses ne le sont pas c’est bien qu’il y a quelque chose qui a été manqué. 

Vous trouverez toujours une personne qui a exactement ce que vous convoitez et qui pourtant est malheureuse.

Ce ne sera pas la famille en tant que telle qui vous apportera votre bonheur mais les pensées que vous avez à propos de la famille. Ni votre argent. Ni votre beauté. 

Je vous propose une toute autre façon de pensée.

Une façon de pensée qui peut changer votre vie si vous l’adoptez!

 La réussite (ce que j’ai pu associer moi même au bonheur) comme toutes les autres choses mentionnées ne sont pas (!!!!) le bonheur. 

Le bonheur est en chacun de nous et peut être vécu à tout moment.

Que vous soyez riche ou pauvre, intelligent ou bête… La capacité a être heureux est toujours en vous car vous êtes la seule et unique personne qui peut générer vos émotions.

Si vous pensez que faire en sorte d’avoir plus d’argent pour pouvoir être plus libre parce que ça vous rendra plus heureux: je vous arrête tout de suite ce ne sera pas le cas. 

La seule chose qui pourra changer sera vos pensées. Pensée du type: « ah maintenant je peux pleinement jouir de ma vie » ou « je suis tranquille… »

J’adore l’exemple de Brooke Castillo à propos du loto, je le trouve très parlant! 

Imaginez qu’on vous apprend que vous avez gagné au loto. Vous devenez fou de joie. Pourtant, à cet instant, vous n’avez pas plus d’argent sur votre compte qu’avant de l’apprendre. D’ailleurs si la personne qui vous a annoncé ça s’est trompée, votre joie et son intensité restent les mêmes jusqu’au moment où vous l’apprenez et vous changer de pensées.

L’accès au bonheur n’est pas conditionnel. Vous l’aurez en ayant atteint vos objectifs ou en essayant de les atteindre ou même en n’essayant pas si vous le choisissez.

Je sais qu’à ce moment il y a généralement beaucoup de résistance.

Ce type de pensée (pour être heureux il me faut « … ») est très encré et nous y tenons énormément. 

Je pense que c’est parce qu’elles maintiennent l’illusion que le bonheur est quelque chose qui s’acquiert des circonstances extérieures et que ça ne dépend pas de nous. Ça nous déresponsabilise de ce que nous ressentons ici et maintenant. C’est un leurre du cerveau qui nous dit que si nous sommes malheureux c’est parce que nous n’avons pas telle chose. 

Alors que ce qui nous rend malheureux, nous le savons, ce sont nos pensées!

Si on fait un modèle de Brooke Castillo sur l’envie de Micheline voilà ce que ça donne :

C: Mon amie m’a annoncé qu’elle sortait un livre

P: Sa vie doit être tellement merveilleuse/(ou) je serai si heureuse si j’avais ce qu’elle a 

E: Envie

A: Inaction

R: Micheline reste dans l’insatisfaction

Comment changer ça? 

Grâce à nos pensées par Dieu! 

D’abord comprendre que le cerveau nous leurre et que jamais rien d’extérieur à nous ne pourra nous rendre heureux.

Remarquer que ce sont souvent des pensées qu’on se répète depuis longtemps donc très encrées et nécessitent un travail plus long.

Mais le cerveau est malléable et vous pouvez adopter des pensées plus positive qui vous crées du bonheur.

Et là peut être que vous vous dites: mais si on a la possibilité d’être heureux maintenant sans même évoluer, pourquoi le faire?

Personnellement j’ai choisi de penser que le bonheur était le fait d’accomplir son potentiel et devenir pleinement soi même.

Et du coup je sais que durant ce processus j’aurai inévitablement des émotions désagréables. Ces émotions sont un signe que je suis sur la bonne voix et ça, ça me rend pleinement heureuse!

J’ai choisi de voir la vie comme une chemin que l’on prend pour évoluer.

Devenir plus proche de nous même. Minimiser le rôle de notre égo. Trouver ce qui nous fait vibrer. Faire face à des défis qui parfois font travailler sur nous même et progresser dans un tas de domaine y compris la compréhension et la connaissance de soi.

D’ailleurs je ne vois plus les objectifs comme des choses que je veux atteindre à tout prix, qui une fois atteint, me satisferont au plus haut point . Non, je les vois plutôt comme des moyens d’emprunter un chemin plein d’apprentissage. Ils me permettent alors une fois atteint de faire une retrospective sur tout ce que j’ai pu comprendre et apprendre sur la vie, les autres, moi même…

Sur ce, je vous laisse méditer sur vos situations michelesques. 

Dites moi en commentaire quelles sont vos ressentis face aux bonheurs 
des autres! Que vous dites vous de constructeur ou pas concernant ces
situations déclenchantes? Quelles pensées marchent pour vous! Demandez-vous aujourd'hui combien de chose associez vous à votre bonheur? Ça
m'intéresse fortement et ça peut aider beaucoup de gens! 

 

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