Ah le bonheur, cette chose merveilleuse que tout le monde convoite! On l’encense et l’attend mais lorsqu’il tape à une autre porte… Oh je vous vois vous refermer et vous exclamer « Moi?! déranger par le bonheur des autres, mais jamais! ce n’est pas mon genre. »

J’ai eu à coeur d’écrire cet article lorsque j’ai remarqué à quel point on pouvait avoir tendance à se servir des réussites des autres pour nous flageller et nous rabaisser. Mais c’est un choix même s’il n’y parait pas et on peut en faire un différent!

On nous a tellement appris à trouver ça mal, qu’immédiatement, après une once d’envie, de jalousie ou d’une quelconque émotion négative qui apparaitrait face au bonheur d’autrui, on se reprend, s’excuse intérieurement et se promet d’oublier quelle horrible pensée nous a traversé la tête et on fait comme si rien ne s’était passé.

Eh bien mes très cher(e)s, point la peine ici!

Dans cet article on va décortiquer cette sensation désagréable, qu’on peut ressentir lorsque qu’on est face au bonheur des autres, pour apprendre à mieux se connaitre, se comprendre et se dépasser.

1. Repérer les situations concrètes dans lesquelles on ressent de l’envie: les « émotions boussoles »

D’abord, je pense qu’il est important de repérer les situations concrètes dans lesquelles cela arrive.

Qu’est ce que j’entends par là?

Et bien, est-ce que c’est: lorsqu’une personne a réussi un projet professionnel/ connait un succès grâce à un livre/ affiche son couple parfait/ ou encore affiche sa famille unie et solidaire?

Notez littéralement tout (cf: flot de pensée). Cette étape d’introspection est importante car elle va permettre de savoir ce que vous pensez qu’il vous manque, ce que vous voulez et ce que vous associez au bonheur.

Répétons ici une chose fondamentale pour grandir: être bienveillant envers soi! Ne vous jugez ou culpabilisez pas pour ce que vous pensez ou ressentez. D’ailleurs, vous n’êtes ni vos pensées, ni vos émotions.

On ne ressent pas tous la même chose devant les mêmes situations. Je rappelle ici que toutes les circonstances sont neutres (si vous avez ratez l’épisode: cliquez ici). Lorsque micheline (Oui parce que je suis comme vous, j’ai jamais ressenti tout ça) ressent une sensation assez désagréable face à sa copine qui l’appelle pour lui dire qu’elle va sortir un formidable livre, ce n’est pas parce qu’en soit il est terrible de sortir des livres. C’est pas non plus parce que Micheline est une personne horrible. Non, c’est plutôt le fait que Micheline aspire sans doute au fond d’elle aussi à mettre en place des projets et de les réussir!

Mais, par peur de l’échec ou que sais-je encore, Micheline s’est convaincue que ce projet- qu’elle voulait tant concrétiser- ne valait pas le coup, que, de toute façon, ce serait fou de se lancer. Eh oui, parce que si elle le faisait, une catastrophe terrible lui tomberait dessus (cette micheline décidément n’est pas très nette hein.) Elle finirait par tout rater, se retrouver à la rue et être la honte de sa famille…

Elle peut prendre ce qu’elle ressent dans cette situation comme une boussole. Une boussole qui lui permettrait de savoir où elle veut aller, ce qu’elle veut améliorer..

Je pense que vous voyez où je veux en venir. Ce que je vous propose aujourd’hui c’est d’arrêter de refouler vos émotions ou de vous flageller parce qu’elles existent. Cela ne vous fera pas grandir.

Et l’évolution dans une vie c’est quand même pas mal!

1.1 Etape 1: devenir plus gentil envers soi même

Je vous propose donc dans un premier temps de vous servir de ces émotions comme d’une boussole qui vous indique qu’ici il y a peut être quelque chose que vous aimeriez faire- accomplir- voir…

Je vous demande, réellement, à cette étape, d’être extrêmement bienveillant avec vous même. Je ne vous le redirai jamais assez: ne sert point de vous flagellez-. Les sempiternelles : qu’est ce qui ne va pas chez moi and co: c’est dehors!

Observez ces pensées- elles ne vous définissent pas, vous n’êtes pas ces pensées- et si vous n’êtes pas d’accord avec elles, notez le. Vous pourrez faire un modèle à la Brooke Castillo à partir de là.

Ce qui me fait en venir à mon second point, ces pensées sont très intéressantes. Au delà de créer des émotions qui peuvent vous servir de boussole, elles vont aussi vous servir de détecteur de pensées qui vous desservent!

Oh génial, on va commencer à presque les aimer ces pensées dis donc!

Si vous avez fait l’exercice plus haut- ou que vous allez le faire juste après la lecture de cet article- remarquez toutes les pensées qu’il y a autour de la circonstance de départ.

Par exemple :

  • Circonstance: j’ai vu une photo de Suzanne pour la sortie de son nouveau livre
  • Pensée: je suis nulle de pas mettre en place mon propre projet
  • Emotion: démotivée
  • Action: je ne fais rien
  • Résultat: toujours pas de projet monté

Notez bien que l’émotion dépend de vous, face à la même pensée deux personnes ressentiront des choses différentes. Il est donc important de bien vous écouter et retranscrire l’émotion exacte (une liste d’émotion si besoin).

Vous comprenez donc mieux maintenant comment ces pensées peuvent être des détecteurs de ce qui vous empêche d’avancer: vos pensées non créatrices. Prenez les vraiment comme telle. Vous n’êtes pas vos pensées. Vos pensées sont générés par votre cerveau dans le but de vous protéger. Vous pouvez les remarquer et remarquer quels impacts, ces pensées, ont sur votre vie.

Un « je suis nulle de pas mettre en place mon propre projet » n’est pas une vérité mais un choix de pensée. On peut facilement deviner où mènera ce type de pensée.

A partir de là je vous invite à bien vider votre sac et faire autant de modèle qu’il y a de pensée et de faire ensuite des modèles alternatifs (avec des modèles de pensées créatrices: qu’est que vous pourriez bien penser pour atteindre l’objectif que vous vous êtes fixés?).

Exemple concret:

  • Circonstance: j’ai vu une photo de Suzanne pour la sortie de son nouveau livre
  • Pensée: il est donc possible de faire aboutir un rêve
  • Emotion: rassurée
  • Action: je me remets à faire des actions pour mettre mon rêve en place
  • Résultat: à force d’actions entreprises, votre objectif rêvé est atteint

1.2 NOS ASSIMILATIONS AU BONHEUR

Ensuite mon deuxième point mais non moins important est: qu’associez vous au bonheur?

Oui, le titre de cet article n’est pas anodin. Quand je vous parle de bonheur des autres et que vous pensez  « ah oui ça me rappelle lorsque micheline a eu son premier enfant avec cet homme merveilleux ». Ça peut vous indiquer que vous confondez peut être famille (enfant+ homme merveilleux) et bonheur.

Et là vous vous dites: mais qu’est ce qu’elle raconte, elle est devenue folle, c’est la même chose non? Tout ça, ça fait parti du bonheur: succès, famille, réussite, amitié (mettez le votre ici).

On a tendance à penser, et c’est assez normal on nous éduque dans cet optique, que si nous sommes heureux c’est du fait des circonstances. Les circonstances ont pour impact direct notre bonheur (et remarquons qu’inversement aussi). Mais ce qui échappe totalement à ce modèle, c’est qu’entre les circonstances et ce qu’on ressent (le bonheur) il y a nos pensées.

Avec ce type de modèle il est normal de penser que, par exemple, avoir une famille nous rendra heureux ou devenir riche… Mais si certaines personnes qui ont déjà ces choses ne le sont pas c’est bien qu’il y a quelque chose qui a été manqué. Ce sont les pensées. Ce ne sera pas la famille en tant que telle qui vous apportera votre bonheur mais les pensées que vous avez à propos de la famille.

2. Optez pour un bonheur non conditionnel

Et là, on peut changer sa vie.

Je vous propose une toute autre façon de pensée. La réussite (ce que j’ai pu associer moi même au bonheur) comme toutes les autres choses mentionnées ne sont pas (!!!!) le bonheur. Le bonheur est en chacun de nous et peut être vécu à tout moment.

Que vous soyez riche ou pauvre, intelligent ou bête… La capacité a être heureux est toujours en vous.

Si vous pensez que faire en sorte d’avoir plus d’argent pour pouvoir être plus libre parce que ça vous rendra plus heureux: je vous arrête tout de suite ce ne sera pas le cas. Ce sera vos pensées par rapport au gain que vous aurez fait qui vont changer votre état.

J’adore l’exemple de Brooke Castillo à propos du loto. Imaginez qu’on vous apprend que vous avez gagné au loto. Vous devenez fou de joie. Pourtant, à cet instant, vous n’avez pas plus d’argent sur votre compte qu’avant de l’apprendre. D’ailleurs si la personne qui vous a annoncé ça s’est trompée, votre joie et son intensité restent les mêmes jusqu’au moment où vous l’apprenez et vous changer de pensées.

Parce que ce sont vos pensées qui créent vos émotions.

L’accès au bonheur n’est pas conditionnel et vous l’aurez en ayant atteint vos objectifs ou en essayant de les atteindre ou même en n’essayant pas si vous le choisissez.

Je sais qu’à ce moment il y a généralement beaucoup de résistance.

Ce type de pensée (pour être heureux il me faut « … ») est très encré et nous y tenons énormément. Je pense que c’est parce qu’elles maintiennent cette illusion que le bonheur est quelque chose qui s’acquiert. Qu’il faut obtenir par des circonstances extérieures et que ça ne dépend pas de nous. Ça nous déresponsabilise de ce que nous ressentons ici et maintenant.

Mais servent-elles notre bonheur?

Si vous vous dites « mais non je sais que je serais plus heureux si je réussis à être financièrement indépendant ». Cela arrive et que par conséquent vous vous accordez enfin le droit d’être heureux alors pensez-y: est-ce que ce ne sont pas plutôt vos pensées par rapport à votre situation qui ont changé? Ne pouviez vous pas changer vos pensées avant même d’obtenir cette situation?

Peut être même qu’il vous est arrivé l’inverse: vous avez atteint un objectif qui- le pensiez-vous- vous rendrait heureux- et finalement vous êtes toujours la même personne et n’êtes pas plus heureux(se). Dans ce cas, observez bien cela et demandez-vous aujourd’hui combien de chose associez vous à votre bonheur?

2.1 Vos pensées déterminent votre bonheur

Devenir plus beau (définissez le comme vous voulez) ne vous rendra pas plus heureux. Devenir plus mince ne vous rendra pas plus heureux.

Ça me rappelle ce podcast de Brooke Castillo et Kara Loewentheil (#245: Body Image with Kara Loewentheil) sur l’acceptation du corps et Kara Loewentheil a dit une chose qui a créée un vrai déclic en moi. Lorsqu’elle était en surpoids et mal dans ma peau elle était persuadée que les gens minces n’avaient aucun problème et que leur vie était parfait. Il ne pouvait qu’être heureux. Ce qui est bien évident faux. Lorsqu’elle a travaillé sur elle même et s’est rendu compte que ce qui l’a rendait malheureuse ce n’était pas son surpoids mais bien les pensées qu’elle avait vis à vis de cette situation. Elle a compris que le bonheur ne dépendait pas ni de son poids ni d’autre chose que de ses pensées.

D’ailleurs c’est magnifique d’en apprendre tant en partant du simple fait de vouloir mincir.

Et là peut être que vous vous dites: mais si on a la possibilité d’être heureux maintenant sans même évoluer, pourquoi le faire?

Excellente question, eh bien pour ma part j’ai choisi de voir la vie comme une chemin que l’on prend pour évoluer. Devenir plus proche de nous même. Minimiser le rôle de notre égo. Trouver ce qui nous fait vibrer. Faire face à des défis qui parfois font travailler sur nous même et progresser dans un tas de domaine y compris la compréhension et la connaissance de soi.

D’ailleurs je ne vois plus les objectifs comme des choses que je veux atteindre à tout prix, qui une fois atteint, me satisferont au plus haut point . Non, je les vois plutôt comme des moyens d’emprunter un chemin plein d’apprentissage. Ils me permettent alors une fois atteint de faire une retrospective sur tout ce que j’ai pu comprendre et apprendre sur la vie, les autres, moi même…

2.2 ADOPTER DES « PENSEES BONHEURS »

On est donc, tous, porteur d’un grand pouvoir: créer notre bonheur.

A cette étape on peut faire ce que j’adoooore faire: lister les pensées qui nous créent le bonheur.

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