Il me tenait vraiment à coeur d’écrire cet article. Vous ne le savez peut être pas, mais cet article est l’un des premiers articles que je rédige pour ce blog. Et ce n’est pas par hasard.

Avec ce blog je veux vous créer des déclics. Le genre de déclic qui va vous permettre d’accroire la vitesse à laquelle vous avancez. Et pour ma part celui que j’ai eu avec l’échec a été tellement puissant qu’il me parait aujourd’hui évident que je dois vous le transmettre.

Dans cet article nous allons comprendre d’où vient cette peur de l’échec, définir son contour pour mieux l’appréhender et pour ensuite mieux intégrer une nouvelle vision de l’échec: échec en tant que fragment de l’apprentissage. Une vision qui va nous faire du bien, c’est garanti !

Peur de l’échec: comment elle peut paralyser

L’échec est presque un concept mystique. Quelque chose de pas très bien défini pour chacun mais qui est douloureux et fait très peur. L’échec est perçu comme quelque chose à éviter. C’est un peu comment cette histoire de four chaud. On l’a touché une fois, ça a brulé et donc on préfère s’en éloigner le plus possible (et pour de bon de préférence). Sauf qu’ici on parle bien de blessure émotionnelle. Dans le cas précis de l’échec, en voulant échapper à la blessure, on va automatiquement s’éloigner de l’évolution, l’apprentissage, a fortiori de nos objectifs et donc de la réalisation de nos rêves. Je vous explique clairement pourquoi plus bas.

 Définir clairement ce qu’est l’échec

La première étape que je mets en place lorsque je suis face à ce genre de concept douloureux et flou est celle de le définir!

De quoi exactement a t’on si peur?

Alors faisons appel à notre ami Wikipédia ! ( que j’adore en passant, une encyclopédie participative c’est assez génial)

Voilà ce qu’il nous propose:

« L’échec est l’état ou la condition qui fait que l’objectif désiré ou prévu n’est pas atteint, et peut être vu comme l’opposé de succès. Dans son sens le plus général, un échec est une situation qui résulte d’une action n’ayant pas abouti au résultat escompté. »

Quand j’ai eu conscience de cette définition je me suis dit, ce que vous vous dites surement en ce moment même: « sérieux, c’est tout ? c’est seulement ça? ».

Eh oui l’échec n’est ni plus ni moins qu’ « une situation qui résulte d’une action n’ayant pas abouti au résultat escompté ».

Donc face à un échec la chose qui semble la plus logique à faire c’est plutôt de se dire: « ok je n’ai pas mis en place les actions nécessaires pour obtenir ce que je souhaite, quelles actions supplémentaires ou différentes dois-je alors mettre en place? »

Simplissime n’est ce pas? Le problème c’est que le cerveau est tellement paralysé par la peur que la partie « rationnelle » ne peut plus s’exprimer et seule la partie primaire qui gère les émotions fortes est au contrôle.

Donc les réactions intelligentes lorsque la peur est trop présente ne nous sont plus disponibles.

Fort heureusement, les choses peuvent être plus simple: il faut dé-associer la peur et l’échec (j’ai dit simple pas forcément facile ahah). Si vous n’avez plus peur de l’échec, face à lui vous pouvez raisonner correctement.

Je vous explique comment faire.

L’histoire qu’on se raconte

Pour commencer, il faut se rendre compte que si l’échec est si douloureux c’est en partie parce qu’on en fait quelque chose qu’il n’est pas: une remise en question de tout notre être.

On a tendance à se raconter une histoire mélodramatique où nous sommes des personnes nulles, dépourvus de capacité à faire des choses (souvent que les autres arrivent à faire- le pensons nous- très aisément) etc etc etc.

Forcément, avec un état d’esprit comme celui là nous ne pouvons pas avancer sereinement dans nos projets.

Si, dès qu’on se heurte à un échec (cad) – une action qui n’abouti pas à un résultat escompté- on ne va pas aller très loin. On va plutôt avoir tendance à se renfermer sur nous même, très souvent à fuir à l’aide de tampons émotionnels: manger, fumer …(si vous voulez en savoir plus sur ce concept: podcast d’Esther) et à tenter d’oublier ce qu’il s’est passé ou pire à ressasser en se disant à quel point nous sommes nulles.

Mais point n’est besoin de tout ça! Et si on arrêtait de se faire tout se mal?

Eviter des émotions alors que vous avez le contrôle

On essaye d’éviter des émotions désagréables (auto-dénigrement, tristesse, peur) alors que nous avons le contrôle et le pouvoir de penser autrement. Je parle ici des situations qui ne mettent pas en jeux  directement votre survie, ex: on essaye de vous tuer. 

Penser quelque chose qui nous serve plus: par exemple, que l’échec est simplement un nécessaire dans la courbe de l’apprentissage, donnera mathématiquement des résultats plus créateurs.

Rappelons nous que les pensées créent nos émotions qui elles mêmes créent nos actions qui créent un résultat. Avec des pensées constructives face à un échec, nous allons mettre en place des actions qui donneront pour résultat une avancée concrète vers la réalisation de nos objectifs.

Par exemple, si je suis confrontée à ce que je considère comme un échec:  j’ai fait 5 ventes aujourd’hui alors que mon objectif est de 100. Si je me dis: je suis nulle, ça ne sert à rien de continuer (remarquons que c’est un choix de penser et non la réalité) alors je vais certainement ressentir de la honte ou de la démotivation. Avec de telles émotions, je vais, soit continuer sans y mettre mon coeur, en étant abattu, soit abandonner soit procrastiner …

Faisons un court modèle de Brooke Castillo en partant plutôt de la pensée:

« L’échec est un nécessaire dans l’évolution ».

Dans la situation énoncée, la circonstance est : j’ai fait 5 ventes

Pensée choisie: l’échec est un nécessaire dans l’évolution

Emotion: determination (Rappelons ici que les émotions ressenties sont différentes d’une personne à l’autre pour la même pensée)

Action: je me mets en place de nouvelles actions tirées de mon expérience d’aujourd’hui pour faire plus de vente

Résultat: je poursuis mon chemin vers mon objectif ou j’atteins mon objectif (si ce modèle est une nouvelle tentative par exemple).

Toute notre vie nous allons apprendre un tas de chose plus ou moins importante (allant de marcher jusqu’à être une mère/père, un.e professeur.e, un.e entrepreneuse/eur…) Nous allons faire face à plein d’interrogation (comment trouver le juste milieu entre être stricte et souple avec ses enfants? Comment atteindre la cible de prospect que je veux? comment faire aimer l’apprentissage à mes élèves)

Spoiler: on ne nait pas avec les réponses à ces questions!

Et même si nous lisons un tas de livre sur les sujets ou nous nous formons, nous allons forcément faire des erreurs et connaitre des échecs.

Que ce soit dans l’application de ce que nous avons appris mais aussi face à des choses que nous ne connaissons pas ET CE N’EST PAS GRAVE.

D’ailleurs c’est nécessaire!

Si nous avons choisi d’apprendre nous allons forcément échouer encore et encore jusqu’à atteindre l’exact but que nous nous sommes fixé parce que nous n’avons pas toutes les clés de notre succès dès le départ.

Et c’est beau quand on y pense. La PERSEVERANCE, voir un enfant apprendre à marcher et tomber encore encore encore et pourtant, ré-essayer jusqu’à ce qu’il réussisse.  C’est un exemple bateau que nous avons entendu mille fois mais il montre parfaitement ce que j’entends par là.

L’échec c’est la récolte des clés nécessaires à la réussite.

Voici le schéma de la courbe d’apprentissage à la sauce « évolution positive »

J’ai lu l’excellent livre « mindset » de Carol D.Dweck (si vous le l’avez pas lu: mais qu’est ce que vous attendez ?) où elle expliquait qu’en étudiant l’apprentissage de deux groupes d’enfants, des chercheurs avaient réalisé que les enfants qui avaient fait le plus d’erreur avait aussi le mieux appris et le plus durablement face aux enfants qui en avaient fait moins ou pas du tout.

D’ailleurs, je vous encourage aussi à écouter l’excellent podcast de Brooke Castillo à ce sujet. Elle y donne l’exemple du « je prends un verre ». J’adore cet exemple.

Elle expliquait que durant ses stages de coaching, elle demandait aux participants de prendre un verre. Il le faisait sans « bla-bla » mental (du type: je ne peux pas réussir ça, j’en suis incapable…) Parce qu’ils pensaient que c’était possible: ils avaient acquis l’expérience nécessaire pour pouvoir le faire sans aucun problème. Ils avaient toutes les clés. Et même s’ils faisaient tomber le verre cela ne remettait pas en question leur capacité à prendre un verre. Non il se sentait pas nulle et incapable parce qu’ils avaient échoué à prendre le verre!

Voilà ce que ça fait de n’être plus pollué par « les histoires qu’on se raconte ». Oui, si vous changez d’état d’esprit à propos de l’échec vous pourrez faire face à l’apprentissage et de facto à l’évolution de manière très sereine.

L’échec: votre allié réussite

Multiplier votre taux d’échec!

D’ailleurs , dans ce podcast Brooke Castillo nous parle de Ramith Sethi qui présente l’échec d’une manière dont je suis TOTALEMENT FAN. Il explique que, sur son ordinateur, il a un dossier nommé « mes 5 échecs/mois « .

Logique car lorsque nous évoluons, nous sortons de notre zone de confort. Nous allons forcément faire des choses que nous n’avons jamais faites jusque là. Comme nous ne sommes pas nés avec les clés de nos réussites, nous devons les récolter. Donc si nous n’échouons pas, c’est que nous n’évoluons pas. Pour lui, ce fichier est nécessaire pour toutes personnes qui souhaitent évoluer quelque soit le domaine et je suis assez d’accord. Ça nous force à sortir de ce qu’on connait et tentez de nouvelles choses desquelles nous apprendrons.

Si nous faisons qu’avec les clés que nous avons déjà. Nous ne sortons pas assez de notre zone de confort: la stagnation!

En essayant encore et encore, en faisant de multiple erreur nous nous rapprochons de la réussite car nous récoltons de plus en plus de clés de compréhension.

Mathématiquement, pour augmenter nos chances de réussite, il faut nécessairement, augmenter notre taux d’échec!

Je vous invite donc à créer le même fichier et le remplir tous les mois. C’est un excellent moyen de suivre son évolution. Ça va complètement transformer la vision de vos projets, de vous voir vous même et même votre rapport à la vie (la vie est beaucoup plus amusante avec cet état d’esprit!). Vous allez même vous surprendre à être content après un échec en vous disant « ah enfin mon premier échec du mois, je vais pouvoir remplir mon dossier ».

Imaginer à quoi ressemblerait votre vie si vous adoptiez cet état d’esprit…

Les trois manières d’échouer: ou comment savoir si on est un bon échoueur

Il est indispensable de distinguer différentes manières d’échouer pour que nous puissions devenir de très bon échoueurs. C’est une véritable compétence de savoir correctement échouer!

Il y a l’échec qui survient lorsqu’on y a une sortie de zone de confort. Celui dont on parle depuis le début de cet article.

Ensuite, il y a l’échec qui survient lorsqu’on a choisi de ne pas faire les choses. L’abandon est un type d’échec qui ne fait pas avancer. Echouer encore et encore mais n’abandons jamais tant que nous voulons atteindre nos objectifs. (Nous pouvons changer d’avis en cours de route si nous l’estimons nécessaire mais si c’est le cas, je pense qu’il est opportun de se demander quel en est la cause. Est ce que c’est une perte d’envie ou de motivation pour quels raisons?peur de l’échec? ou changement de cap?)

C’est une bonne chose d’échouer dans l’action car ça indique qu’on apprend et évolue. Par contre, abandonner alors que nous en sommes capable est une perte (et vous en êtes capable car rappelez vous ce sont vos pensées qui déterminent ce qui est possible pour vous et vous contrôlez vos pensées): la perte de la réalisation de nos rêves. Ah et il n’est jamais trop tard pour se remettre sur la scelle de nos rêves.

Enfin, il y a une autre façon de mal échouer: l’auto sabotage. Oui, c’est lorsque nous ne faisons pas tout ce qu’il est de notre possible (en respectant nos valeurs bien entendu) afin de réussir. Ce que j’appelle la demi-mesure.

Alors demandons nous quels sont les projets que nous avons laissés en cours de route parce que nous avons eu honte d’échouer? Quels projets nous n’avons pas fait par peur d’échouer? Nous pouvons aujourd’hui les reprendre où vous les avez laissé, vous en êtes capable. Vous allez échouer et vous allez bien le faire!

Ah ceci est une question à toutes les personnes qui se disent perfectionnistes: vaut mieux-il faire les choses en acceptant de faire des erreurs ou ne rien faire du tout? Le perfectionnisme ralenti et paralyse. Les erreurs- elles -sont de belles preuves de progression.

Décidez ce que l’échec voudra dire pour vous

Le but de cet article est de montrer qu’il n’y a pas (comme tout dans la vie) une seule façon de voir l’échec! En fonction de notre point de vue, notre processus d’évolution sera différent, nos résultats seront différents.

Rappelons nous que nous avons le choix des pensées que nous adoptons. Bien-sur il faut entretenir ces pensées, les encrer et les faire évoluer avec nous. Ça demande un réel travail sur soi. Ce travail vaut le coup. Accordons nous le droit de réaliser nos rêves.

Que serait votre vie si vous aviez plus peur de l’échec? Si l’échec était même quelque chose de positif qui signifie évoluer? Vous avez le pouvoir de changer de perspective et de changer votre vie!

Devenez donc un bon échoueur : l’échec est une compétence qui s’apprend, bien échouer vous permettra d’atteindre des sommets.

D’ici la prochaine je vous souhaite beaucoup beaucoup de beaux échecs!

Si vous souhaitez allez plus loin grâce à des exercices, avoir à porté de main un shoot de rappel des états d’esprit créateur sur l’échec et une suggestion des livres et podcasts sur le sujet, je vous invite à télécharger votre PDF.

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